Coups de Cœur

Shards of Infinity

Synopsis

Shards of Infinity est un jeu compétitif de deckbuilding et de combinaisons qui prend place dans un univers fantastique futuriste post-apocalyptique.

4 factions – Homodeus, Spectra, Maquis et l’Ordre – s’affrontent dans le but de contrôler le monde. Pour y parvenir, elles tentent de réunir suffisamment d’Eclats de l’Infini afin de déchainer l’immense pouvoir du Moteur d’Infinité. Arriverez-vous à battre vos adversaires et à devenir ainsi le maitre du monde ?

Fonctionnement

Chaque joueur incarne une des factions et prend la fiche du Héros correspondant. La fiche possède 2 cadrans : la santé et la maitrise.
Débutant à 50, la santé se perd lorsqu’on subit une attaque. Si la santé d’un Héros atteint 0, il est éliminé.
Au contraire, la maitrise d’un Héros débute à 0 et s’accumule grâce à certaines cartes et pouvoirs. Si la maitrise atteint 30, le seuil maximum, le Héros a la possibilité de déclencher le pouvoir de l’Eclat de l’Infini (ou shard of infinity en anglais). Il remporte alors automatiquement la victoire. Au contraire de la santé, la maitrise ne peut pas être perdue.

Ce sont là les deux possibilités de fin de partie : éliminer la concurrence ou activer le Moteur d’Infinité.

La fiche de Tetra, Héros de l’Ordre, en début de partie.

Chaque joueur débute avec les mêmes cartes dans son deck. A l’instar des autres cartes du jeu, les cartes de base permettent soit d’acheter de nouvelles cartes disponibles dans la rivière (les cristaux et le Réacteur d’Eclat) soit d’infliger des dégâts (l’Eclat de l’Infini et le Blaster). Cependant, leurs effets des cartes de base sont moindres que ceux des autres cartes.

Les quatre cartes de base, identiques à chaque joueur.
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En haut à gauche, un exemple de champion.
En haut à droite, un exemple de mercenaire.
Dans le coin inférieur droit, le niveau de rareté de chaque carte représenté par des petites barres. 1 barre = très rare.

Tour de jeu :

Un tour de jeu se déroule en 3 phases.

1. La phase de jeu

Durant cette phase, plusieurs possibilités s’offrent aux joueurs.
Ils peuvent jouer des cartes de leur main et agrandir leur deck en achetant de nouvelles cartes (alliés, champions ou mercenaires) et créer des combinaisons pertinentes pour leur stratégie. A savoir que le coin inférieur droit des cartes présente une série de tirets verticaux, lesquels représentent le nombre d’exemplaires de cette carte dans la pioche commune. Les joueurs peuvent donc estimer rapidement quelles sont les cartes les plus intéressantes à acquérir.
Parmi les autres actions de cette phase, les joueurs peuvent également activer les effets de leurs champions et attaquer ceux de leurs adversaires.
Enfin, ils peuvent utiliser la capacité spéciale de leur Héros. Appellée Concentration, celle-ci est identique aux 4 Héros et permet de gagner 1 point de maitrise en dépensant 1 cristal.

2. La phase d’attaque

Comme son nom l’indique, le joueur actif y attaque son ou ses adversaires en utilisant ses cartes offensives. Il peut répartir les dégâts comme il le souhaite. Sa ou ses cibles peuvent à ce moment-là se défendre si elles possèdent dans leur main une ou plusieurs cartes avec le symbole bouclier. Elles diminuent en tout ou en partie la puissance de l’attaque ennemie. Dans le cas contraire, les dégâts sont subis et leur santé baisse d’autant de point que la valeur des dommages infligés.
Point important : les cartes boucliers ne sont pas défaussées quand elles sont utilisées. Elles peuvent donc être jouées au prochain tour.

3. Fin du tour

Après avoir réalisé ces actions, le joueur actif défausse les cartes jouées et reforme une nouvelle main en piochant 5 cartes dans son deck. Seuls les champions restent en jeu, à la façon des bases dans Star Realms.

Ces phases se poursuivent jusqu’à ce que l’une des deux conditions de victoire soit remplie.

C’est un deckbuidling classique donc…

Voilà ce que vous pensez certainement si, comme moi, vous êtes familier de ce type de jeu.
Hé bien, ma réponse tient en 3 mots : oui et non.
Shards of Infinity présente deux particularités qui, selon moi, le différencie des autres deckbuildings compétitifs.

Upgradez vos cartes

La particularité principale de Shards of Infinity réside dans le fait qu’une partie des cartes peut voir ses capacités augmenter ou une nouvelle capacité apparaitre lorsqu’un certain seuil de maitrise est atteint.

Par exemple, jouer un Ermite Fongique vous fait gagner 1 point de maitrise. Si votre niveau de maitrise est à 10 ou plus, vous gagnez également 5 points de vie. De la même manière, l’Eclat de l’Infini devient plus puissant par palier de 10 points de maitrise. Une fois arrivé au maximum de 30 points, il possède alors une puissance infinie (hé oui) signant ainsi la mort de votre ou vos adversaires ainsi que la fin de la partie.

Engagez-vous qu’ils disaient…

La seconde particularité de Shards of Infinity est la possibilité d’acquérir temporairement des cartes portant la mention « mercenaire ». Cette action, appelée « enrôler un mercenaire », peut être réalisée lors de la phase de jeu. Elle permet d’avoir en sa possession une carte de la rivière et d’utiliser son pouvoir. Cette action est très pratique si un des mercenaires présent dans la rivière permet d’activer un combo avec une carte de votre main. A la fin du tour, le mercenaire déserte. Sa carte est alors défaussée et placée sous la pioche commune. Les mercenaires peuvent également être acquis comme toute autre carte et rejoindre votre deck de manière permanente.

Un coup de cœur ?

Etant fan de deckbuilding, j’ai bien apprécié les deux points cités ci-dessus qui apportent un petit plus par rapport à d’autres jeux du même type. Shards of Infinity a donc été accueilli à bras ouverts dans ma ludothèque aux côtés de Harry Potter : Howgarts’ Battle (dont vous trouverez l’article ici), Hero Relams, Aeon’s End, Clank!, etc.

A savoir que les deux auteurs ne sont pas des novices dans le milieu du deckbuilding. En effet, Justin Gary est un ancien champion de Magic : The Gathering. Ce jeu mythique l’a probablement inspiré pour la série Ascension dont il est l’auteur et à laquelle a participé Gary Arant.

Enfin, les illustrations et le graphisme signés à cinq mains sont également un des attraits de ce jeu.

Si vous aimez les deckbuildings ou que vous souhaitez vous y mettre, je vous recommande donc Shards of Infinity ! Notez que la première extension, Relics of the Future, a été traduite en français. Et pour les plus impatients, une seconde extension, Shadow of Salvation, est sortie en 2019, mais n’est disponible qu’en anglais actuellement.

Fiche technique

Auteur : Gary Arant & Justin Gary
Editeur : Ultra•pro Stoneblade, Iello
Distributeur : Iello
Joueurs : 2 à 4
Durée : 30 minutes + (variable en fonction du nombres de joueurs)
Age : 11+

Auteur

fpurser@hotmail.com

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17 juin 2021

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