Jeux belges

Sheep Sheep

Azao Games vient, dans la foulée de Spywhere, de sortir un nouveau jeu : Sheep Sheep. Toujours dans le petit format qui leur est caractéristique et toujours à un petit prix. Vous y incarnez un berger qui tente de rassembler le plus possible de moutons d’une même famille.

Le matériel…


# 63 cartes recto verso avec des moutons de 7 familles différentes (avec une illustration différente sur son fond de couleur).
Attention, un recto ne correspond pas à un verso. C’est-à-dire que vous pouvez avoir un mouton fond jaune d’un côté et de l’autre, un mouton fond bleu ou fond vert. 2 couleurs ne sont pas systématiquement associées.


# 7 cartes « moutons fétiches » qui représentent les 7 différentes familles sur fond blanc.



# Un sablier d’une minute. Et oui, c’est un jeu de rapidité, mais il existe une variante sans.

# Les règles en Français et Anglais.

Avant d’aller plus loin, un mot sur l’illustration qui est juste parfaitement adaptée au jeu et que j’apprécie. Les moutons ont vraiment de chouettes bouilles, les couleurs sont cool, la typo aussi. Bref, j’aime beaucoup. Petite boîte en prime donc on est content.
Juste que les cartes risquent sur le long terme de souffrir des manipulations à répétition.

Comment ça marche…


Le but est de marquer un maximum de points en alignant le plus possible de moutons d’une même couleur.

La mise en place :
Si vous jouez à 2, retirez les cartes moutons « 3+ ».
Mélangez les cartes et distribuez en 4 par joueur qui sont placées devant lui.
Placez ensuite au centre de l’espace de jeu aléatoirement 9 moutons de sorte à former un carré de 3 cartes sur 3. Seule consigne à respecter pour la pose : il ne peut y avoir 2 moutons d’une même couleur adjacents (les diagonales ne comptent pas). Si c’est le cas, on retourne une ou plusieurs cartes jusqu’à ce que cela soit en ordre.
Le reste des moutons compose la pioche.
Les cartes « moutons fétiches » sont mélangées et une est donnée à chaque joueur. Seul lui a le droit de prendre connaissance de quelle famille de mouton est sa fétiche (elle a son importance pour le décompte des points)


Déroulement du jeu :
Le premier joueur (qui est le dernier à avoir porté un pull en laine) commence, il a un sablier (donc une minute) pour composer des lignes horizontales ou verticales de moutons de la même famille (couleur ou illustration). Pour rappel, les diagonales ne comptent pas. Vous pouvez faire plusieurs lignes en même temps d’une même famille ou de familles différentes.


Pour composer ces fameuses lignes, le joueur peut remplacer les 9 moutons de la zone centrale de jeu par les 4 moutons qu’il a devant lui. Pour pouvoir effectuer un échange, le joueur remplace un des moutons du centre par un des moutons disponibles devant lui mais il ne peut le faire qu’à la condition que le verso de la carte qu’il dépose soit de la même famille que la face visible de la carte qu’il prend (c’est là toute la subtilité du jeu). Le mouton ainsi pris vient rejoindre les cartes devant le joueur et il pourra échanger également celui-ci avec un de ceux au centre de la table. Les 2 faces des moutons posés devant le joueur peuvent être utilisées, les cartes peuvent donc être retournées avant d’être placées. Il n’y a pas de limite au nombre de mouvements effectués pendant le tour d’un joueur, il faut juste respecter la règle de pose.


Une fois le sablier écoulé (il vaut mieux que les autres joueurs le surveillent, car il est difficile, quand on manipule les cartes, d’être également attentif à celui-ci), si le joueur à réussi à aligner au moins 3 moutons identiques en positions adjacentes, il remporte ces cartes qu’il place sans les retourner sous son mouton fétiche. Il remplace alors les espaces laissés vides par les cartes du dessus de la pioche. Il est les place comme il veut au fur et à mesure qu’il les pioche (face et position). C’est ensuite au joueur suivant !

Fin de partie :
La partie s’arrête lorsqu’il n’est plus possible de remplacer les cartes prises pour arriver aux 9 cartes centrales.


Comptage des points…


Chaque joueur reçoit 1 point par mouton collecté et 2 points par mouton collecté identique à sa carte « mouton fétiche ».
Celui qui a le score le plus élevé l’emporte.
Egalité ? C’est celui qui a le plus de moutons fétiches qui gagne.
Toujours égalité ? C’est celui qui a le plus de moutons d’une même famille qui l’emporte.


Exemple : 3 moutons fétiches (6 points) + 11 moutons normaux (11 points) = 17 points


Exemple : 6 moutons fétiches (12 points) + 9 moutons normaux (9 points) = 21 points



Variante sans sablier…


Pour ceux qui détestent les jeux de rapidité, il y a une version sans celui-ci. Chaque joueur a le droit d’effectuer 3 échanges maximum entre les moutons centraux et ses moutons personnels et ce toujours pour aligner le plus de moutons possible. Les règles de pose et gain de cartes restent les mêmes. Le joueur peut choisir de faire moins de 3 échanges. C’est ensuite au suivant.

On en pense quoi ?


La première partie est déstabilisante. En effet, le système de pouvoir poser une carte dont le verso correspond au recto de celle qu’on prend est un peu difficile à assimiler les premiers tours. Il faut beaucoup manipuler les cartes et au début, on est fort lent et on effectue peu de changements durant le temps d’un sablier.
Mais on se fait vite à la mécanique, on trouve ses petites astuces pour prendre les cartes plus vite (comme s’assister du coin de la carte qu’on pose pour prendre celle qu’on remplace) et les échanges s’intensifient.
A la troisième partie, on est parti à plein régime et c’est là qu’il faut compter sur les autres pour tenir le sablier à l’œil. On se lance même dans des combos pour tenter de prendre plusieurs lignes et marquer un max de points.
Et comme disait VaL qui a fait les tests avec moi, on a hâte que ça soit à son tour de jouer. On s’étonne que la pioche soit déjà épuisée. De bons signes.


Perso, j’aime pas trop les jeux de rapidité donc la variante sans sablier tombe à pic. Là, ça devient vraiment stratégique… on réfléchit, on retourne plein de fois les cartes devant nous… on observe le tour des autres pour essayer de retenir les cartes échangées et se rappeler de ce qu’il y a dessous. Bref, ça devient plus costaud. Ca allonge par contre la durée d’une partie et il devient vraiment difficile de prendre plus de 3 cartes (sauf coup de chance). J’aime beaucoup cette variante même si au final, j’étais content de rejouer avec sablier ensuite (comme quoi, les jeux de rapidité seraient-ils en train de me convaincre ?).


Ça marche aussi bien à 2, il faut le noter.
Concernant les moutons fétiches, j’ai pris connaissance à chaque partie de ma famille fétiche mais je n’en ai pas tenu compte en jouant. C’était quasi la (bonne) surprise à chaque décompte du fait que j’en avais pris de ce type (ou pas). Peut-être pas encore assez de parties au compteur que pour se focaliser là-dessus.

Mon petit bémol, c’est qu’on manipule beaucoup les cartes, j’ai donc peur pour leur survie sur le long terme. Impossible de les protéger vu le type de jeu. A voir donc. Mais bon, le jeu est à petit prix, il ne faut donc pas se baser uniquement là-dessus pour l’acheter.

Et pour encore citer VaL lors du débriefing : « J’aime vraiment bien, je le ressortirais volontiers ». Je pense que tout est dit une fois.

J’ajouterais juste que Azao Games est une petite maison d’édition belge fort sympathique. Je remercie Nicolas Smeers pour le temps accordé à mes questions. Je vous prépare d’ailleurs un article prochainement sur eux car ils ne font pas que de l’édition de jeux… mais chut, c’est pour dans pas longtemps !


Cowmic

Fiche technique :
Editeur : Azao Games
Distributeur : Atalia
Joueurs : 2 à 4
Age : à partir de 7 ans
Durée : 20 minutes
Prix : 15€
Auteur : Nicolas Walther
Illustrateur : Olivier Fagnère

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