Very Big Monster
Mon chiffre porte-bonheur : c’est le huit. Comme par hasard, Big Monster a déjà huit ans si je me fie aux archives de la rédaction. Ce jeu a aussi été un coup de coeur pour moi alors que je n’étais pas encore dans l’équipe à l’époque. Pour l’occasion, nos amis d’Explor 8 vont présenter Very Big Monster à Essen. Je vais donc vous en parler et j’espère vous donner l’envie de le tester là-bas !
Le Pitch
Devenez le meilleur Explorateur en découvrant des monstres hauts en couleur sur une planète inconnue.
Tout le monde joue en même temps !
Principe de Very Big Monster
Côté mécanique, c’est la même que son grand frère, sauf que ce sont des cartes au lieu de tuiles. C’est un draft où l’on joue tous en même temps. On a une main de cartes, on en place une face cachée devant soi, et puis on place sa main soit chez un coéquipier, soit chez un adversaire. Le choix dépend de la nature du jeu que tu donnes : tu le passes à ton partenaire si ça l’arrange, ou à un adversaire car cela embête ce dernier.
L’objectif final est de construire un paysage de monstres autour de ton astronaute et d’optimiser les différents scorings. Chacun pour soi, tu essaies d’avoir un max de points.
En équipe : le plus fort des maillons faibles
Dans la variante par équipe, tu dois veiller à ce que le coéquipier ayant le moins de points ait tout de même plus de points que le maillon faible des autres équipes. En effet, on ne fait pas la somme des points de l’équipe mais compare les points de chaque maillon faible.
Very Big Monster est donc un jeu où tu ne joues pas dans ton coin. Tu dois donner de quoi développer la stratégie de ton coéquipier et tu refiles la mauvaise pioche aux adversaires. Par ailleurs, il y a une nouveauté par rapport au Big Monster classique : ton astronaute, que tu as choisi en début de partie, ne te rapporte pas seulement des points en fonction de ton paysage mais aussi en fonction du paysage de ton coéquipier ! Cela rend donc la stratégie plus complémentaire.

Monstres et médailles
Chaque monstre différent a son propre scoring et poursuivre une collection du même type te rapportera des médailles si tu remplis les conditions avant l’adversaire ou l’équipe adverse. Il y a, en effet, pas que des médailles individuelles mais aussi par équipe si l’équipe remplit les conditions. Ces médailles rapportent des points en fin de partie.

Les monstres qui ne changent pas
- Les Monstres de pierre : ils ont des cristaux. Ces cristaux rapportent des points si tu les complètes, en deux ou 4 parties. Ce sont surtout les médailles des monstres de pierre qui rapportent le plus de points par rapport aux autres monstres.

- Monstres de lave : ils rapportent plus de cristaux que les monstres de pierre et rapportent aussi des points directs.

- Les Monstres de prairie : ils ont des médaillons et plus tu as de médaillons, plus tu gagnes des points de victoire. Le scoring est beaucoup plus simple que dans Big Monster
Les nouveaux et ceux qui se sont améliorés
- Big Monsters: ils te rapportent beaucoup de ponts si tu assembles au minimum la tête et la queue. Very Big Monster introduit la partie du milieu pour faire des Very Big Monsters ainsi que des minis Big Monsters en une pièce. C’est une stratégie très payante à condition d’avoir des monsres complets.

- Les Monstres de glace : ce sont pour moi comme des Pokemons qui évoluent grâce à des pierres, sauf que les pierres sont ici des monstres transformateurs qui envoient un faisceau vers le haut ou le bas. Il faut placer un monstre de glace qui peut évoluer au-dessus ou en dessous de ces monstres transformateurs. Certains monstres qui rapportent plus de points demandent 2 ou 3 monstres transformateurs, comme le Cerbère qui est en deux parties. Comme les Big Monsters, les monstres de glace rapportent à condition d’avoir ces monstres transformateurs.

- Hérissons de sable : il n’y a pas de médaillons pour eux. Ils rapportent des points en fonction des tuiles sur la même ligne, colonne, diagonale ou autour d’eux. Il est intéressant d’en avoir plusieurs car à chaque fois que tu places un nouveau hérisson, tu peux retourner un hérisson déjà placé, ce qui double son scoring.

- Cthulhu: Very Big Monster introduit les portails qui sont en 4 parties. En assemblant un portail, tu invoques Cthulhu et cela te rapporte 15 points, ce qui est beaucoup. Par ailleurs, ces portails sont sur tous les types de cartes et sont facilement complémentaires.

Fin de partie
Le jeu se joue en deux manches et à chaque fin de manche, on ne joue jamais la dernière carte. On passe ensuite au décompte où on score chaque type de monstres et on y ajoute les médailles. Pour finir, on compte les points que rapporte notre astronaute sur base de son jeu et de celui de son coéquipier si on joue en équipe.

Verdict
J’ai adoré Big Monster grâce à son mode par équipe où tout le sel repose sur ce draft particulier. Le côté tuile donne un certain cachet au jeu mais il y a une certaine limite : cela prend du temps de trier les tuiles en fonction du nombre de joueurs et la manipulation des tuiles n’est pas aisée pour les petites mains. C’est pourquoi Very Big Monster est mieux car les cartes sont plus faciles à manipuler. Et il y a 6 decks que tu peux combiner comme tu veux, sachant qu’il faut mettre en jeu un deck par joueur. Cela rend la mise en place vraiment plus rapide.

Quant à l’expérience ludique, j’apprécie beaucoup l’introduction de nouveaux monstres ou l’adaptation de certains monstres. Cela élargit les possibilités de scorer et c’est beaucoup plus facile de saisir l’intérêt de chaque type de monstre. Par contre, j’avoue qu’il faut une partie pour prendre ses marques : convoiter quel médaillon, quand passer sa main à un coéquipier ou à un adversaire.
Quid à deux joueurs ?
On n’a plus ce côté draft mais le jeu reste plus calculatoire : tu as une rivière de tuiles et tu dois choisir une tuile et en défausser une autre. Donc, tu sais ce qu’il y a en jeu et ce que tu dois enlever pour embêter ton adversaire.

Conclusion
Very Big Monster est une belle réussite qui plaira aux familles ! Est-ce que cela fait doublon si vous avez déjà Big Monster ? Oui mais pas trop non plus. L’essence du jeu est le même : un draft particulier avec une course aux médaillons où la variante par équipe est le must. Par contre le jeu de cartes apporte plus de richesses ludiques, de clarté dans les règles concernant le scoring et une meilleure ergonomie ludique.
Fiche technique
Auteur(s) : Dimitri Perrier
Edition : Explor8
Illustration : Ivan Nikulin
Nombre de joueurs : 2 à 6
Durée : 30 minutes
Âge : 10+ (on peut y jouer un plus jeune, il suffit d’une partie pour se familiariser)

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5 jours
Étiqueté Cartes, Collection, space cowboys