Ipso
Même si je vous parle souvent de jeux assez « gros » et longs, il m’arrive d’apprécier les jeux plus courts, et plus légers. Décal, par exemple, m’a fait passer de bons moments. De la même manière, Ipso m’a attiré et m’a amené à jouer plusieurs parties.
Le concept d’Ipso
Ipso est un jeu de chance et de prise de risque avec des règles rapidement expliquées. Le parfait exemple de la gamme biseau de Gigamic.
Le jeu est composé de cartes carrées numérotées de 1 à 90 (chaque numéro est unique) et de 5 couleurs différentes (18 cartes de chaque couleur) réparties équitablement à travers les numéros.
Mise en place
Devant chaque joueur, on va placer des cartes faces cachées de sorte à former une pyramide de base 5. À chaque étage, une carte en moins, et pour finir à un sommet de 2 cartes faces cachées. Tout en haut, se trouve une carte spéciale: la carte étoile (on y reviendra en fin de partie).
Au centre de la table, 2 cartes face visible. Le reste du paquet est mis de côté.
Un tour de jeu

Le joueur actif va choisir une carte au centre de la table et l’échanger avec une des cartes face cachée dans sa pyramide de cartes.
La carte issue de la pyramide va donc se retrouver dévoilée, au centre de la table, disponible pour le joueur suivant.
Je reviens juste après pour détailler le calcul du score, mais dans l’immédiat, retenez que le but du jeu sera de faire des suites croissantes sur chacune des lignes de la pyramide de cartes, sinon, aucun point ne sera comptabilisé. Donc quand vous prenez une carte, placez-la intelligemment pour prévoir de pouvoir mettre des nombres plus petits devant, plus grands derrière.
Calcul du score, le plus important
Comme je viens de l’écrire, pour qu’une ligne de la pyramide nous permette de marquer des points, elle doit être composée d’une suite de nombres croissants. Sinon, c’est même pas la peine de compter.
Chaque carte de la ligne compte pour un point. Si chaque carte de la ligne est de la même couleur (et en ordre croissant), chaque carte ne rapporte pas 1 point mais 2 points.
Qui plus est, s’il est dessiné sur la carte des étoiles, chaque étoile vaut pour un point de plus (toujours à condition que la carte soit dans une ligne dont les nombres sont croissants).
Fin de partie
Il y a de fortes chances que vous n’ayez pas réussi à faire toutes vos lignes de nombres croissants. Si c’est le cas, et si vous désirez tenter votre chance, vous pouvez défausser la carte étoile, au sommet de votre pyramide, pour piocher une carte du paquet de cartes mis de côté en début de partie. En piochant cette carte, vous pourrez remplacer la carte de votre choix dans votre pyramide. Si vous conservez la carte étoile, vous obtenez 3 points de plus.
Le joueur ou la joueuse qui a le plus de points, gagne la partie.

Mon avis sur Ipso
Pour moi, Ipso, ça fonctionne. Ipso donne l’effet attendu d’un « petit jeu » qui fait clairement plaisir pour une petite partie entre amis. Sans monopoliser une après-midi ou une soirée dessus.
Rapide à expliquer
Vous avez pu lire la première partie de l’article ; je n’ai pas été très verbeux. Et encore, j’aurais pu être plus court. J’ai expliqué Ipso quelques fois à mes tables de jeu, et souvent en 2-3 minutes, c’est pesé.
J’explique aussi souvent que remplir de manière croissante sa ligne de 5 cartes est plus compliqué, et qu’il ne faut pas l’attaquer en dernier. Car réussir à le faire, c’est au minimum 5 points. Non négligeable de fait.
Une prise de risque un peu calculée
Ce qui m’a bien plu, c’est cette petite tension qu’on a quand on décide de placer une carte dans une ligne. Du coup, on ne peut qu’attendre et espérer avoir de bonnes cartes disponibles à notre tour, et de la bonne couleur, pour les placer et scorer au mieux. Mais on n’est sûr de rien. Il y a beaucoup de cartes mises de côté, donc calculer les cartes qui sortent pour calculer des probabilités n’est pas hyper utile dans ce jeu.
Donc le jeu joue clairement sur notre frustration de ne pas avoir ce qu’on attend et de s’adapter aux cartes disponibles. Des sensations intéressantes, je trouve.
Mais pas de prise de tête
De fait, si on ne calcule pas les probabilités, si on doit « faire avec », on joue sans prévoir trop loin. Même si en vrai, on essaie de maximiser, on ne va pas trop perdre de temps à réfléchir, à penser, à calculer. C’est un jeu chill mais intense.
Et si on a mal joué? C’est pas grave, c’est l’occasion de demander une revanche. Le jeu est assez court.
Mais j’avoue que 2 parties d’affilée, c’est le maximum pour moi.
Fiche Technique d’Ipso
Auteur : Alexandre Droit (à qui on doit l’excellent Hiroba, entre autres)
Édition: Gigamic
Illustration: Pierre Bourgain
Nombre de joueurs : 2 – 6 joueurs
Durée : 15 minutes
Âge : 7+
Jeu offert par Gigamic, merci à eux !
Ipso en Bref
Ipso est un bon jeu, pas trop prise de tête, juste ce qu’il faut pour se détendre un peu. On joue beaucoup sur la chance, mine de rien, mais c’est à nous de gérer la prise de risques, et la tension qui va avec. Un jeu chill mais intense

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2 jours
Étiqueté Gigamic, jeu de cartes