Coups de Cœur / Duo

Maki San

Les principes de Maki San

Dans Maki San, pour gagner, il va vous falloir aligner 4 Maki adjacents de couleur identique face à vous. Très simple me direz-vous. sauf que votre adversaire a le même objectif, et utilise les mêmes Maki que vous.

Maki San, une petite boite bien pleine

Une manche de Maki San

A tour de rôle, les deux joueurs vont réaliser une action parmi 3 (4 pour les règles avancées, que je recommande chaudement).

Piocher un nouveau Maki

Dans Maki San, il y a dix Maki, tous différents, chacun avec deux faces de couleurs différentes parmi 5. A son tour un joueur peut piocher un nouveau Maki dans le sac, regarder secrètement ses deux faces, et le disposer ensuite au centre de la table avec la face de son choix face à lui. Si il y a déjà une file de Maki sur la table, il doit l’ajouter à une des deux extrémités de cette file.

Retourner un Maki

Le joueur choisit n’importe quel Maki de la file et le retourne (sans le déplacer) pour intervertir les couleurs lui faisant face.

Déplacer un Maki

Le joueur choisit n’importe quel Maki de la file et le déplace (sans le retourner) à une des extrémités de la file. Si le déplacement a laissé un trou, on resserre les Maki pour le refermer.

Placer son jeton Wasabi (règles avancées)

Dans les règles avancées, chaque joueur dispose d’un jeton Wasabi. Il peut le placer sur un Maki de son choix. Il retourne alors tous les Maki à droite ou à gauche du jeton Wasabi. Un Maki ne peut plus être ni déplacé, ni retourné tant qu’il est recouvert du jeton Wasabi.

Si l’autre joueur joue son jeton Wasabi, le premier l’ayant joué récupère le sien et pourra le rejouer.

Fin de la manche

Dès qu’un joueur à face lui lui quatre Maki adjacents de la même couleur, il remporte immédiatement la manche. Maki San se joue en deux manches gagnantes, en faisant alterner les premiers joueurs entre les manches.

Enfin une victoire pour moi, merci le jeton wasabi ! Alors, ça ne donne pas envie de commander un petit resto Japonais ?

Mon verdict

Maki San m’a vraiment agréablement surpris. Dans sa petite boite et derrière ses règles ultra simples j’ai découvert un petit jeu de duel malin et rapide. Alors même que je ne suis pas un grand fan des jeux de mémoire parce que j’y suis très mauvais. 🙂

Derrière chaque action qu’on pose, il faut non seulement penser à son propre objectif, mais aussi réfléchir à ne pas ouvrir de trop belles possibilités à son adversaire. Malgré ça, presque toutes les victoires de Blandine m’ont prise de cours, trop concentré sur mon propre jeu et souvent à un coup de gagner moi même !

Côté édition, le matériel est vraiment immersif. On a de beaux Maki lestés, qui tiennent bien sur le petit tapis central en bambou, un sac en toile solide et suffisamment grand pour y plonger la main sans soucis. La fin de partie donnerait presque faim ! Petite note, la boite de Maki San existe en quatre couleurs, rouge, vert, jaune et bleu. Mais le contenu est rigoureusement identique.

N’hésitez pas à introduire le jeton Wasabi rapidement après votre partie de découverte, ça ouvre vraiment le potentiel du jeu !

Le mot de la fin (faim ?)

Maki San est un petit jeu de duel rapide et rafraichissant. Les joueurs avec une excellente mémoire (pas comme moi) partiront sans doute avec un avantage, mais tout le monde peut y prendre plaisir. Et la rapidité des parties fait qu’on peut facilement enchainer sur une revanche !

Fiche technique

Conception: Maxime Iaciancio, Marc Lagroy
Illustration: Amélie Maréchal
Édition: Ludically
Joueurs: 2
Age: 8+
Durée: 10 minutes

Auteur / autrice

  • Jeux préférés : les jeux de gestion (Scythe, Terraforming Mars, Brass Birmingham, Res Arcana, Barrage, Great Western, Ark Nova, …), les jeux solo (Apex Theropod Deckbuilding, Nemo’s War, 7th Continent, …)
    Autres centres d’intérêt : sciences, chats
    Caractéristique : adore l’optimisation aux p’tits oignons, et oublie toujours le petit grain de sable qui va tout mettre par terre
    Citation favorite : « On ne s’arrête pas de jouer parce qu’on devient vieux; on devient vieux parce qu’on s’arrête de jouer. » George Bernard Shaw
    Instagram : @serialbgamer

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