Festival International des Jeux de Cannes 2026
Doit-on encore vous présenter le Festival International des Jeux (FIJ pour les intimes) qui se tient tous les ans à Cannes, en France ?
Ce festival réunit des professionnels et des amateurs, mais surtout des passionnés du monde des jeux. Tant les jeux de société que les jeux de rôle, d’ailleurs. C’est le rendez-vous incontournable en concurrence avec le Spiel d’Essen, en Allemagne. Et au centre de tout cela: la Belgique. Il est donc légitime qu’on aille y faire un tour, une fois.
Cette année, nous avons enfin pu libérer une équipe pour nous y rendre. Ce sont donc nous, Jonathan et Yasmin, qui avons été les envoyés spéciaux pour cette 39e édition. Découvrez nos aventures et nos coups de cœur ludiques du FIJ Cannes 2026.

Les Belges en voyage vers le Festival International des Jeux
À partir du moment où nous avons eu la confirmation que nous irions à ce festival (entrée, congés acceptés et cat-sitter), nous nous sommes mis en tête que nous allions être nos propres meeples. Cette nouvelle aventure sera notre jeu. Objectif : marquer le plus de points de satisfaction.
Ainsi, tel un gros jeu de stratégie, il a fallu programmer nos coups : dates de départ et de retour, réserver une chambre d’hôtel, définir les transports à utiliser, les bagages, prévoir de la place car on revient toujours d’un festival avec quelque chose… et prévoir divers imprévus dont le plus probable et embêtant : que faire en cas de grève des transports ?
En tout cas, notre conseil n°1 c’est de réserver le plus vite possible votre camp de base. En effet, plus tôt vous réservez l’hôtel, mieux vous serez logé à prix raisonnable. Nous n’avons pas hésité à nous intéresser aux hôtels excentrés, un peu plus au nord de la gare de Cannes, mais qui ne sont qu’à 20 minutes à pied du palais des festivals.
Gestion des tours de jeu
Très vite il a fallu lancer la machine et planifier le tout !
Le trajet : on a pas eu peur d’aller sur la case SNCB et la case Zaventem le plus vite possible. Venant de Namur, nous avons un direct vers l’aéroport, pratique. Il est aussi utile pour nous de vous préciser pourquoi nous avons choisi l’avion. Yasmin a le mal des transports. Une heure ou deux de train, ça passe mais pas huit heures ! L’avion étant plus rapide (mais pas plus confortable), nous avons opté pour cette option. Par contre, grosse inconnue sur le plateau : Yasmin n’a jamais pris l’avion… mais quitte à être mal, autant que ce soit moins de deux heures. Comment va-t-elle le vivre ? Ce n’est que le jour J que nous le saurons. En attendant, nous avons déjà mis de côté un roller conçu pour apaiser les désagréments du mal des transports.
Les rendez-vous pros : Nous avons très vite compris que le FIJ est LE festival à ne pas manquer pour voir en avant-première les prochains jeux à sortir. C’est pourquoi les éditeurs invitent leurs contacts à les retrouver au Palais des Festivals et des Congrès de Cannes. En général, nous devons décliner ces rendez-vous, mais vous l’avez compris : cette année on est là ! On a donc fait en sorte d’être au taquet pour pouvoir vous faire un rapport le plus complet possible de ce qui nous attend en 2026.
Rentabiliser nos mouvements : habitués aux festivals, nous savons que sur place le temps passe vite, surtout avec le public dans les allées. Alors dès que possible, on étudie les plans et le programme du festival : tournois, conférences, animations, présence d’auteurs, cérémonie des As d’Or, etc. On a tout compilé dans notre calendrier partagé en notant chaque fois le numéro du stand.
Penser à bien manger : C’est aussi important de réserver à l’avance un ou deux restaurants, parce qu’à Cannes, il va y avoir du monde, plein de monde. On ne dirait pas que notre passion en brasse autant, mais sincèrement, c’est la folie. Si vous voulez éviter de ne carburer qu’aux snacks, on vous recommande vivement de réserver une table suffisamment à l’avance. La nôtre, nous l’avions prise deux semaines avant et une partie de la semaine était déjà full.
Notez que cette année, le Festival International des Jeux a enregistré un total de 110 000 entrées, soit plus de 30% par rapport à l’an dernier. Il ne serait vraiment pas surprenant que ce total augmente encore pour la 40e édition !
Gestion de ressources
La phase de planification terminée, c’est parti pour la suite : les bagages. En fonction de ceux-ci, le coût et la capacité de stockage peuvent augmenter.
Prévoir un sac de vêtements par personne est essentiel, mais ce n’est pas tout. Le minimum vital pour mener les meeples belges à bon port, c’est la nourriture. En effet, comment ne pas perdre des points de vie sans une consommation régulière de biscuits et de mayonnaise ? Yasmin en est gaga, mais la sauce française est nettement moins à son goût. Nous pensions donc emporter un pot avec nous, mais en lisant les instructions de Brussels Airlines, nous avons appris que nous étions limités aux contenants liquides d’un maximum de 100 ml. Gros coup dur car liquide = tout ce qui peut se « tartiner » : dentifrice, shampooing, déo roll-on,… On vérifie tout ! Finalement, Yasmin a abandonné l’idée d’emporter sa sauce préférée au profit de biscuits sucrés et salés.
Avec l’avion, il a aussi fallu faire attention au poids et au nombre de bagages à prendre. Place à la stratégie : si le bagage de l’aller est certain, le retour peut être plus complexe. La tentation sur place sera forte de craquer sur diverses pépites, surtout après les avoir testées. Bref, l’aller va se faire avec un minimum vital !
Avec toute notre préparation, nous voilà prêts pour le festival, une fois !
Sur le Festival International des Jeux



C’était la folie. Il y avait du monde mais surtout des jeux partout. Jonathan était comme un petit fou. Un enfant courant partout, de stand en stand. Si tu as suivi notre Instagram, j’y ai mis un réel de moi (Yasmin) au salon avec mon homme qui court partout. Dès qu’on voyait une place libre pour tester un jeu, on était au rendez-vous. On a fait plein de découvertes.
Certes, on a retrouvé les gros éditeurs et distributeurs qu’on connaît tous, mais il y avait aussi des projets Gamefound, Kickstarter et des maisons d’édition moins connues ayant aussi leurs pépites à présenter.
On a même pu retrouver sur le salon des projets, comme Boken, qu’on suit sur les réseaux depuis un moment et dont on a vu l’aboutissement en vrai. C’était trop bien.
Nos coups de coeur sur le Festival International des Jeux
On a adoré plein de choses, bien entendu. Et si on vous fait la liste de tout, cet article sera imbuvable. Nous allons donc vous faire un retour sur nos plus gros boentje (coups de cœur, pour les non Bruxellois).
Les coups de cœur de Jonathan



Mythologies, de chez SuperMeeple par Maxime Babad et Mickaël Garcin. Mais en toute franchise, ce n’était pas une surprise pour moi. C’est tout ce que j’aime, des cartes, des dieux, des créatures mythiques, … bref, moi, je le nomme direct pour l’As d’or de l’année prochaine. De la stratégie, des objectifs variés de partie en partie, des combos dans la construction de tableau, … et des effets de cartes tellement bien liés aux créatures, portés par de superbes illustrations bien reconnaissables.
Pour moi, ce jeu a tout pour me plaire. J’ai pu le tester et je confirme tous les a priori que j’avais sur ce jeu.
Dans un tout autre style, j’ai adoré Chouineurs, de chez Blam ! par Frédéric Vuagnat. Un jeu de pli où il faut estimer le nombre de plis qu’on va faire. Avec une marge d’erreur de 1 pli donnant légèrement moins de points. Les cartes ont 2 sens (à retourner à 180°). On choisit le sens de notre main (pas carte par carte) puis on joue. Si on est dernier d’un pli, on « chouine », donc soit on prend 1 point, soit on retourne à 180° une de ses cartes en main, pour se rapprocher de notre pari de départ.
Un petit dernier et je laisse la parole à ma meilleure compagne de jeu (et de vie). J’aimerai mettre la lumière sur Micro Héro Hercule. Un jeu solo (avec variante duo) de chez Grammes Edition par Léandre Proust. Dans ce jeu, on va jouer Hercule qui va affronter les 12 travaux. Chacun va avoir des points d’attaque et de défense, et il faudra gérer ses mains de cartes, les ordonner pour faire un combo avec leur puissance. En effet, en jouant une carte, on va la multiplier par le nombre de cartes qui va suivre. Donc il faudra bien calculer et penser à son enchaînement de cartes. Une fois les points d’attaque, de défense et d’expérience regroupés, on va pouvoir acheter/améliorer des cartes, puis affronter le travail en cours et se défendre contre lui. Un jeu solo, intelligent et pas trop gourmand en place sur la table.

Mon cœur de fan a craqué devant l’annonce de Iello qui nous a montré en avant-première Unmatched Adventures Tortues Ninjas. C’est trop beau, les petites figurines, les cartes, … bref, je vais clairement faire craquer mon portefeuille là-dessus (80 € quand même). Sortie en septembre 2026.
Les coups de coeur de Yasmin



Butterfly Garden, chez Oya par Reiner Knizia m’a séduite. Ce qui m’a d’abord attirée à la table, c’est le plateau, très beau et lisible, puis les pions en forme de papillon. Mais outre cette beauté, le jeu présente une réelle profondeur stratégique.
En effet, le but du jeu est de placer des tuiles avec des chemins pour diriger les papillons vers notre jardin de fleurs (et scorer 1, 2 ou 3 points selon le papillon). Mais attention, si 2 papillons se rencontrent, ils vont papillonner ensemble et ne plus butiner nos fleurs (entendez par là qu’ils disparaissent du plateau et personne ne marque de points).
Le jeu a démarré très chill, mais a fini en foire à l’empoigne en dérivant les papillons allant vers l’adversaire pour faire des détours et des détours, espérant aboutir sur nos parterres. Une lutte acharnée qui nous a fortement amusés.
Kopis, chez SBG éditions par Chris Loizou et Stefano Di Maria. J’ai toujours été attirée par les jeux abstraits, même si je n’y joue pas assez, à mon goût. Et Kopis m’a séduite par sa simplicité et son matériel. Le principe est simple: on doit déplacer nos troupes pour consolider la défense de nos 2 châteaux. Nous avons droit à 1 déplacement d’une case par tour, et avec ce déplacement, notre pion peut pousser tout ce qu’il y a devant lui (châteaux, pions adverses, …). On marque 1 point par pion adverse sorti, 2 points par pion de notre couleur à côté (orthogonalement ou diagonalement) d’un château de notre couleur, mais que 1 point si ce pion est aussi à côté d’un château de la couleur adverse. Une tension palpable, tout au long de la partie.
Koowah? chez Twist Games par nos compatriotes Quentin Lammerant et Thierry Saeys. Dans ce jeu coopératif, vous allez avoir 6 lettres, 3 voyelles et 3 consonnes, pour former un mot totalement inventé. Les autres joueurs vont devoir supprimer 1 à 1 les 6 catégories en jeu pour ne laisser que la catégorie à laquelle appartiendrait votre mot. Je rappelle que le mot est inventé, donc ce n’est que sur la sonorité, l’orthographe, ou tout autre critère subjectif qu’on va déterminer si le mot est un animal, un jeu vidéo ou une marque de vêtements. Un jeu d’ambiance qui promet de bonnes tranches de rires.

Le jeu à sortir fin d’année qui m’a le plus impressionnée, c’est un OVNI ludique qui parait tellement génial. Je veux vous parler de Fragments chez Iello. Un jeu qui mélange Point & Click, et Puzzle dans une expérience narrative. Tout ce que j’aime. J’ai hâte de pouvoir réellement tester cela et de vous en parler dans ce blog !
Cannes, autour du Festival International des Jeux
C’était la première fois que nous étions dans la région. Et nous ne nous sommes pas contentés de rester dans le salon, bien sûr. Nous avons aussi un peu profité des environs.

Nous sommes allés faire la visite de l’île Sainte-Marguerite, connue pour être la prison du célèbre Masque de Fer, mais qui a aussi été une île de rétention des immigrés venus du Nord de l’Afrique. L’ambiance de cette île, très provençale, et l’exposition historique nous ont séduits.
Nous sommes aussi montés dans les hauteurs, voir la ville historique. Une montée dans les petites ruelles méditerranéennes typiques et l’observation de la vue imprenable de Cannes.
Alors, on a gagné notre jeu?
On a clairement fait un très bon score.
On a rempli la piste de points des bons jeux à tester, des rires et des yeux émerveillés. Mais on a par contre pas trop bien géré la piste du plaisir gustatif, qu’on a limite négligé pour plus jouer. On a même marqué des points supplémentaires en rencontrant des auteurs qu’on apprécie et qu’on admire et bien d’autres rencontres que ça soit pendant le voyage, ou sur place. Nous avons été très bien accueillis par les éditeurs, qu’on soit en rendez-vous ou pas.
On a perdu cependant à la course aux goodies, mais on a obtenu 2 super pin’s de Borealis et de Pile-Poils comme un souvenir impérissable de notre aventure.

Sur la photo : King Pirate, Reporters : l’Arnacoeur, Amis de merde, Red Notice, Trait Cool, Restart, des cartes supplémentaires foil de Mage Noir, une promo sur les Microgames, Dice Pool Party, Nobi Nobi Horreur, Micro Hero Hercule et Belaad.
Clairement, on a envie d’y retourner, si l’occasion s’y représente.
En savoir plus sur notre Festival International des Jeux de Cannes ?
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TaggedArdent Ludique Festival, Asmodee, Bombyx, iello, Matagot