Coups de Cœur

Rajas of the Ganges

Après une pause hivernale bien méritée, il est temps de continuer à décortiquer les sorties intéressantes du dernier Essen et aujourd’hui, ce sera le tour de « Rajas Of The Ganges ».
Edité par HUCH!, distribué R&R Games ou Géronimo dans nos contrées, et imaginé par Inka et Markus Brand (Descendance, entre autres), nous voilà propulsé rajahs en pleine Inde à l’époque de l’empire moghol où nous allons faire prospérer notre domaine grâce au commerce de la soie, du thé et des épices.

Les joueurs devront donc se développer de façon équilibrée, en conciliant au mieux prestige et prospérité. Et c’est cette chose qui change la donne, car oui, pour une fois, on ne vous demande pas de faire un maximum de points de victoire mais d’être le premier à faire croiser les marqueurs de votre piste de gloire et de votre piste d’argent.

Une condition de victoire peu commune qui fait plaisir à voir et à pratiquer.

Mais comment cela se joue-t-il ?

Tout d’abord, chaque joueur reçoit un plateau province personnel, une statue de Kali, 3 ouvriers (les 3 autres seront placés à divers endroits du plateau) et 1 dé de chaque couleur qu’il place dans les emplacements de son plateau.

Après avoir déterminé le premier joueur, celui-ci débutera la partie avec 4 argent, le suivant, 5, etc.

La statue de Kali pour accueillir nos dés

Tous les joueurs commenceront, par contre, à 0 sur l’échelle de gloire et au niveau 1 sur l’échelle de Karma.

On termine en plaçant un bateau de sa couleur sur le premier emplacement de la rivière et on place un cube d’amélioration de sa couleur sur chacune des quatre échelles de développement de bâtiment.

Tous les joueurs lancent leur dés.

Voilà, on est prêt.

A son tour !

A votre tour, vous utiliserez systématiquement un de vos ouvriers pour bloquer une des actions et potentiellement un ou plusieurs dés, ainsi que de l’argent.

On peut diviser le plateau en 4 grandes zones d’actions :

– Le port
– Le palais
– La carrière
– Le marché

Le Port

Pour accéder à cette action, il vous faudra utiliser un ouvrier, un dé et de l’argent suivant que vous soyez le premier à vous y placer ou non. Ensuite, suivant votre résultat, votre bateau remontera le Gange de ce même nombre en sautant vos potentiels adversaires présents. Vous devez utiliser votre capacité de mouvement au complet. Ensuite, vous gagnez le bonus indiqué.

Lorsque vous bateau arrivera au niveau du pont, vous débloquerez un de vos ouvriers supplémentaires.

Le palais

Le palais peut, à nouveau, être divisé en deux comme ceci : les jardins et les chambres

Dans les jardins, vous allez utiliser un ouvrier et un dé afin d’en obtenir 2 dés d’une autre couleur ou bien uniquement un ouvrier pour obtenir un dé. Évidemment, lorsque vous gagnez un dé, vous le lancez immédiatement.

Dans cette zone, on utilisera un ouvrier et un dé.
Ici, on utilisera juste un ouvrier !

Les chambres nécessiteront que vous vous défaussiez d’un dé portant le nombre exact. Chaque
personnage présent dans les chambres vous donneront un bonus non négligeable, comme faire un bond de 6 sur la rivière ou gagner 2 dés de la couleur de votre choix et un bonus, etc…

La carrière

En début de partie, vous aurez au préalable classer de manière aléatoire toutes sortes de tuiles, c’est ici qu’elles vous serviront.

Lorsque vous allez à la carrière, vous devez y déposer un ouvrier et payer le coût, éventuel, en argent. Ensuite, vous allez vous défaussez d’autant de dés que nécessaire afin d’acheter la tuile que vous désirez.

Exemple : ici, à gauche, je désire acheter cette tuile comportant un dé vert, numéroté 7. Pour cela, je vais défausser 2 dés verts d’une valeur minimale de 7.

Une fois achetée, vous devez placer cette tuile sur votre plateau province en ne respectant qu’une seule restriction : la tuile que vous placez DOIT pouvoir être relié à votre résidence par au moins une route.

  Noté que le placement d’une tuile peut également vous donner accès à un petit bonus assez sympathique.

Finalement si sur la tuile que vous placez, se trouve des bâtiments, vous allez gagner des points de prestige égal à votre niveau d’amélioration pour ce bâtiment.

Ah beh, justement, ici, je gagne 3 sous !
Le joueur jaune est au second niveau
Je marque 3 points de gloire
Le marché
Dernier lieu mais non des moindres car c’est clairement l’endroit qu’il faut viser pour amasser au plus vite de l’argent.

Il y a 5 emplacements différents. Les 3 du dessus visent une ressource en particulier et les 2 du dessous visent des marchés différents. Pour les marchés supérieurs, la valeur du dé que vous allez jouer indiquera le nombre de marché de même type qui seront activés. 

Je vise mes marchés d’épices
J’active 3 marchés donc je gagne : 7 argent.

Pour les deux marchés inférieurs, vous ne devez pas dépenser de dés mais vous devez obligatoirement activer des marchés différents et donc au maximum, vous activerez 3 marchés.

Le Karma
Dernière chose importante, c’est un jeu de dés donc forcément votre jet ne vous plaira peut-être pas donc vous pourrez utiliser vos points de karma afin de retourner votre dé sur sa face opposée. Ce n’est pas ultime mais c’est utile tout de même.

La fin de partie est déclenchée par le premier joueur à avoir réussi à faire rejoindre ses deux marqueurs argent et gloire au même niveau OU à les faire se croiser.

A ce moment, chaque joueur, entre le joueur qui a déclenché la fin de partie et le premier joueur actuel, a encore une chance de jouer un ouvrier et d’effectuer l’action correspondante.

Si plusieurs joueurs ont réussi à faire croiser leurs marqueurs, celui qui possède le plus grand écart est déclaré vainqueur.

Pourquoi c’est bien ?

Parce que je le dis…

Bon, allez, Rajas of the Ganges est un excellent jeu pour différentes choses : règles peu complexes, temps de jeu très raisonnable, une condition de fin partie qui fonctionne plus comme une course et qui en même temps, est assez originale car il vous faut gérer 2 échelles. Justement, à propos de ces 2 échelles, on est clairement dans un jeu à « combo » où il vous faudra jongler en permanence avec les bonus offerts par les 2 échelles ou alors, au contraire, tout miser sur une échelle, qui sait, cela fonctionne peut-être.

Par contre, comme pratiquement tous les bonus (de votre plateau personnel, du fleuve, des chambres, etc) sont intéressants, franchement, il est un peu difficile au tout début de savoir par quoi commencer et moi, j’aime bien ce sentiment, une fois. Même si il est évident que récupérer un ouvrier supplémentaire le plus tôt dans la partie semble, logique.

L’aléatoire des dés, ainsi que les différentes tokens proposés pour remplacer les bonus du fleuve s’occuperont quant à eux de vous offrir une certaine rejouabilité.

La mécanique quant à elle, est assez fluide et solide, on ne pouvait pas en attendre autrement des auteurs du non moins splendide Descendance. Maintenant, je dis « assez » fluide car si vous ne jouez pas régulièrement, il vous faudra retourner très souvent dans le livre de règles afin de bien comprendre la signification de certaines icônes…dommage.

Dommage, aussi, en ce qui concerne les illustrations qui auraient gagné à être un peu plus « légères ».

En conclusion, découvert un peu par surprise, Rajas s’est montré efficace à plus d’un titre et après X parties, on y trouve toujours du plaisir tout en essayant d’optimiser au mieux ses combos. Après Mombasa, Ulm et maintenant, Rajas, il est clair que R&R est un acteur ludique que j’aime garder à l’œil à chaque occasion et je suis ravi que Geronimo soit du même avis ;o)

Bon jeu

Al

Fiche Technique
Auteurs : Inka et Markus Brand
Editeur : HUCH!
Distributeur : R&R Games / Geronimo
Illustrateur : Dennis Lohausen
Joueurs : 2-4
Age : 12+
Durée : 45 – 75 min

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